01 mai 2010

Le syndrome de Stendhal

Prenez une madame V et son Raymond, mettez les dans un avion.

Lâchez-les à Florence et dans les environs, accompagnés du Très Haut et d'une historienne d'art ultra-cultivée et plus que charmante.

Laissez les une semaine.

Vous les retrouvez : éblouis, émerveillés, charmés, et définitivement plus cultivés qu'au départ !


Là où dans une église nous voyons simplement un Christ en croix avec des mecs autour*, on nous explique qu'il s'agit de la Trinité, avec l'Esprit symbolisé par la colombe sur la tête de Jésus, entourée de Marie, de Saint Jean et des donateurs du tableau, surplombant le tombeau d'Adam représenté en squelette qui dit "j'étais ce que vous êtes, vous serez ce que je suis" (gloups), bref l'ensemble dépeignant le chemin spirituel que doit faire l'homme depuis le péché (Adam) : la prière (donateurs), l'intercession des saints et de Marie, et l'accès au Dieu trinitaire à travers le sacrifice du Christ.

Ah d'accord. C'était le début du premier jour.

* La Trinité de Masaccio



Ensuite, on n'a pas arrêté d'enchaîner, de capella en musée, de monastère en basilica, des Offices au Duomo.

San Marco, les fresques de Fra Angelico dans les cellules des moines ! my favourite.

Special tribute à Saint François, dans son berceau d'Assises, moins touristique, plus recueilli, également chez Sainte Claire.





On notera les hordes d'adolescents traînés là, n'ayant aucun regard pour la moindre oeuvre, occupés à se mettre en tas, épuisés d'eux-mêmes, totalement imperméables aux tentatives de leurs accompagnateurs transpirants pour les ouvrir à la beauté. Assez fascinant. Raymond a fait le serment de ne jamais emmener aucune classe au musée.



Une semaine de grâces ( et de glaces ), le chants des oiseaux déchaînés le matin, le soleil sous le cortile dans notre maison sur la colline, le parfum du lilas, la vue merveilleuse d'oliviers et de pins.



Une semaine de bonne poilade, première expérience de vie commune avec le Très Haut. C'est vraiment très bien de visiter l'Italie avec un prêtre qui parle italien - et même deux prêtres pendant le week-end : les portes s'ouvrent, les langues se délient, c'est impressionnant. Sans parler des petites messes at home, dans la chapelle de la maison, cosy !

Une semaine de gourmandises à n'en plus finir, une douceur de vivre comme on aimerait avoir beaucoup, beaucoup plus longtemps !

Enfin, la parenthèse est terminée, et la joie de retrouver les Jeunes est notre meilleure raison de rentrer.

Pas déçus, nous retrouvons une fille qui a maintenant 16 ans (!) et un fils bien content d'avoir eu la maison sans ses vieux darons.


2 commentaires:

Missiz Jones a dit…

Ton billet me fait revivre un court mais éblouissant séjour à Florence. L'âme transportée vers des sommets même pour une mécréante comme moi... Je vous souhaite un atterrissage en douceur pour conserver le plus longtemps possible ce sentiment de béatitude.

Anonyme a dit…

Welcome back Mme V (& Raymond) !

Vite-vite, voyons-nous en LIVE pour un récap' de tout cela.

Chez vous?
Chez nous?
à suivre...

BizzZZZzz'
D & M + A